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Karadzic : témoignage-choc d'un général canadien

Un ex-officier supérieur des Nations Unies a fait une révélation remarquable au cours de son récent témoignage au procès de Radovan Karadzic devant le Tribunal international de La Haye (TPIY). Inutile de dire que les grands médias occidentaux n'en ont pas dit un mot.

Ironie du sort, le général David fraser était cité comme témoin à charge par le procureur. Ce qui rend d'autant plus crédible - et percutant - ce qu'il a dit.

Il a déclaré sous serment que, pendant la guerre en Bosnie, les forces musulmanes faisaient feu sur leurs propres civils à Sarajevo et ensuite attribuaient ces atrocités aux Serbes.

Le major-général David Fraser était l'adjoint militaire du chef des forces de protection de l'ONU (UNPROFOR) du secteur de Sarajevo d'avril 1993 à mai 1995. Ses révélations démentent de façon spectaculaire l'image innocente et pacifique du gouvernement musulman bosniaque diffusée à satiété par les gouvernements occidentaux, les médias et les firmes de relations publiques. Et surtout, elles suppriment toute justification du bombardement des Serbes en 1994 et 1995. Contre-interrogé par Karadzic, le général a déclaré avoir entendu de ses collègues militaires que l'armée musulmane de Bosnie-Herzégovine avait recours à des détachements de snipers qui ciblaient les enfants musulmans de Sarajevo pour faire ensuite porter aux Serbes la responsabilité de ces meurtres. "Une protestation contre ces actes a été faite auprès des Musulmans", a-t-il précisé. En ce qui concerne le bombardement serbe de Sarajevo, il a évoqué un épisode où l'ONU avait eu la preuve qu'un tir de mortier sur des civils musulmans, dans le secteur de Skenderija, provenait en fait des forces musulmanes. "Il semblait évident que l'intention des Musulmans était d'augmenter le nombre de victimes pour pouvoir mieux dénoncer les atrocités serbes."

Fraser a aussi rappelé qu'une pratique courante des forces musulmanes à Sarajevo consistait à placer des mortiers à côté d'endroits sensibles, comme les installations de l'ONU ou les hôpitaux, et à faire feu sur les positions serbes afin "de provoquer leur réaction".

Il a cité l'exemple d'un mortier tirant à partir d'un hôpital et a dit : "Nous protestions auprès des Musulmans contre leurs tirs à partir d'emplacements proches d'endroits comme les hôpitaux ou contre leur emploi de systèmes mobiles, car ils cherchaient à provoquer une réaction non contre la cible elle-même, mais entraînant des dommages collatéraux, et cela était inacceptable."

A propos de l'abominable "sniper alley" (voie des snipers) - une bande de 2 à 300 mètres de longueur près de la caserne Maréchal Tito au centre de Sarajevo - il a indiqué que les évènements qui s'y produisaient étaient "politiquement bénéfiques" au côté musulman.

Relevant cette déclaration, et une phrase du témoignage du général où ce dernier disait que les généraux serbes étaient "intelligents", Karadzic a demandé pourquoi les échelons supérieurs de l'armée serbe auraient autorisé leurs snipers à tirer sur des civils le long du "sniper alley" alors que cela bénéficiait au côté musulman.

La réponse de Fraser donne à réfléchir.

"Je dois reconnaître que les chefs de corps serbes manifestaient un haut degré de professionnalisme, d'intelligence, d'expérience et de contrôle sur leurs forces. Ils tenaient en main les actions se déroulant sur place. Aussi je me pose moi-même la question : pourquoi des gens experts en commandement et en contrôle auraient-ils permis ces tirs de snipers qui profitaient à l'adversaire à la place d'une action tactique militaire ? Ils n'étaient pas idiots."

Le témoignage de Fraser décrivant le comportement des forces musulmanes de bosnie à l'égard de leurs propres concitoyens jette une ombre troublante sur la version occidentale généralement admise des raisons pour laquelle la Bosnie s'est engloutie dans la guerre civile et du déroulement des évènements qui ont marqué les trois années du conflit.

 

Marcus PAPADOPOULOS

 

http://www.morningstaronline.co.uk/index.php/news/content/view/full/97780

 

Article paru dans le numéro 182 de B.I. de décembre 2012



01/05/2013
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